Hitomi
Point(s) fort(s) :
L'édition sublime.
Point(s) faible(s) :
Japon, fin du XVIe siècle. Hitomi, jeune fille orpheline, parcourt les routes à la recherche du meurtrier de ses parents. Un samouraï à la peau noire comme l’ébène. Un récit où la vengeance demeure au second plan. Un portrait du Japon de cet époque, avec un minimalisme dans le récit, les dialogues et le dessin.
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Editeur : Urban Comics
La fièvre, pendant des heures
Hitomi est un one-shot indépendant se déroulant au dans le Japon féodal. Une jeune fille d’origine mongole parcourt les routes à la recherche d’un samouraï à la peau noir comme l’ébène. Responsable de la mort de ses parents, elle ne désire qu’une chose, le passer au fil d’un sabre.
Hitomi est proposé par les éditions Urban Comics au prix de 20€ pour 144 pages.
Improbable
Alors que ma PAL (pile à lire) semble vouloir rivaliser avec la tour Khalifa, la lecture peut devenir une corvée plus qu’un plaisir. Mais Hitomi a été un véritable rayon de soleil dans un été qui n’en a pourtant pas manqué. Le récit minimaliste fait d’une histoire de vengeance tout à fait classique, la part belle à l’exploration des personnages. Ce duo tout à fait improbable entre Hitomi, jeune femme et Yasuke, samouraï, ancien esclave namibien, assassin de ses parents.
Carton plein
Reconnaissons tout de même qu’il n’est pas toujours facile “d’acheter” la relation entre les deux protagonistes principaux. L’histoire a peut-être le tort de partir sur un récit de vengeance. Alors qu’en réalité il s’agit plus d’un “road-trip” sur routes du Japon du XVIe siècle. “Un portrait” de la dureté de la vie à cette époque. Qu’il s’agisse de la place des femmes ou de l’iniquité du système féodal pour les petites gens. Vendu, même par Urban, comme une quête de vengeance, il s’agit pourtant de bien plus que cela et c’est avec plaisir qu’on découvre un récit inattendu.
Estampillé estampe
Le dessin d’Hitomi s’inspire des estampes japonaises en couleurs d’aplats tranchés et aux personnages légèrement difformes. Simple sans être simpliste, le trait d’Isabella Mazzanti rejoint le minimalisme efficace et doux du scénario de H.S. Tak. Encore une fois, Urban nous livre une édition sublime, en grand format, avec des bonus tout à fait appréciables. On y retrouve ainsi, de manière très classique, des covers alternatives mais aussi quelques explications sur Yasuke, samouraï d’origine africaine, qui a réellement existé.
Hitomi est une réussite totale. Bien plus qu’un récit de vengeance, il mêle esthétisme, scénario et dialogue minimalisme pour faire la part belle au paysage, notamment social de l’époque. Splendide.
Ils ont kiffé :
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Cette critique a été écrite à partir d’un ouvrage envoyé gracieusement par l’éditeur.
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